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 | JUSTICE: Le directeur de cabinet du maire d'Asnières jugé pour fausse dénonciation |
 REVUE DE PRESSE
AFP
MARC BASTIAN
Justice-municipalité-92
NANTERRE, 26 mai 2006 (AFP) - Le directeur de cabinet du maire d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) a comparu vendredi devant la 15e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre pour dénonciation calomnieuse d'un opposant municipal qu'il avait accusé de tentative de meurtre en 2003.
Le jugement concernant Francis Pourbagher, directeur de cabinet du député-maire UMP d'Asnières Manuel Aeschlimann, a été mis en délibéré au 22 juin à 13H30.
Les faits remontent au 29 octobre 2003. Ce soir-là, M. Pourbagher dit s'être arrêté devant un panneau d'affichage portant un tract fraîchement collé d'une association de quartier opposée à la municipalité.
Au moment où le directeur de cabinet de Manuel Aeschlimann, un proche de Nicolas Sarkozy, veut retourner à son véhicule - garé à contresens de l'autre côté de la rue -, il affirme qu'une voiture, dont il a ensuite fourni le numéro d'immatriculation à la police, lui aurait "foncé dessus".
La plaque correspond à la voiture de Shebli Anvar, ingénieur au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et membre d'une association de quartier opposée à la mairie, en train de diffuser des tracts ce soir-là dans le même quartier.
Après enquête de 24 heures, le parquet de Nanterre classe la plainte sans suite. Les tracts, calomnies et injures sont monnaie courante dans la vie politique asniéroise.
Vendredi, M. Pourbagher a maintenu "in extenso" ses accusations de 2003 contre M. Anvar, qu'une instruction est venue contredire. Son témoignage est apparu peu crédible au point d'agacer visiblement son avocat, Me Olivier Schnerb, qui a plaidé la relaxe.
Parlant d'une "éventuelle instrumentalisation de la justice et des services d'enquête", le procureur Bruno Bougie a pointé des "invraisemblances" dans la version donnée par le directeur de cabinet, notamment concernant le lieu où se serait produite l'agression (le nom de la rue a fluctué au cours de l'instruction).
Shebli Anvar réclame 10.000 euros pour le préjudice subi.
Le procureur, après avoir demandé un supplément d'enquête rejeté par le tribunal, s'en est rapporté au jugement à venir.
vendredi 26 mai 2006
Kap-mba/pmg/def
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