 | La réalisatrice Marion Sarraut en colère |
 REVUE DE PRESSE
Un article signé Marisa Faion, paru dans
Le Parisien , jeudi 05 avril 2007
Asnières
UN communiqué de la mairie d'Asnières intitulé « Fondation Elahi : la Miviludes donne raison à la mairie d'Asnières » et distribué récemment dans les boîtes aux lettres de la ville est en train de faire de vagues. Dans ce document, l'adjoint délégué à la communication, Charles Caillet, revient sur le rapport de la Miviludes (mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) et s'attaque de nouveau à la Fondation Elahi, mais aussi à tous les responsables d'associations qui, de près ou de loin, entretiennent des relations avec cette structure dont l'objet officiel est, selon ses dirigeants, de développer la solidarité à travers la réflexion et la pratique de l'éthique. Le communiqué liste une série de noms de représentants d'associations.
Parmi ces derniers, celui de la réalisatrice et metteur en scène, Marion Sarraut. Une femme en colère qui a décidé de le faire savoir dans une lettre ouverte adressée au député-maire UMP Manuel Aeschlimann. Petite-fille du président Albert Sarraut, qui fut entre autre ministre de l'Intérieur et président du Conseil, Marion Sarraut vient de passer sept mois au collège André-Malraux d'Asnières pour partager avec les adolescents son expérience de metteur en scène dans le cadre d'un festival de théâtre citoyen, et se dit indignée par la diffusion de ce communiqué. « Mon nom dont je suis si fière, vous tentez de le traîner dans la boue. Vous osez prétendre que je représente, ainsi que vingt-cinq autres personnes, dont vous n'hésitez pas à livrer le nom en pâture, un danger pour les enfants ! A quelles sombres périodes de notre histoire puisez-vous donc votre inspiration et vos méthodes ? », écrit la réalisatrice, qui ajoute : « Je suis membre du conseil d'administration de la Fondation Ostad Elahi et fière d'être aux côtés de ceux qui oeuvrent en son nom et ont le souci du vrai sens de l'éthique. Que la justice nous ait donné raison, confirmant à plusieurs reprises le caractère diffamatoire de vos communiqués, cela, vous vous gardez bien de l'annoncer. Cette fois, vous avez touché ce à quoi il ne fallait pas toucher : mon amour des enfants. Et défendre la dignité de cet amour-là me donne un courage sans limite. »
Marisa Faion
Le Parisien , jeudi 05 avril 2007
TEXTE INTEGRAL DE LA LETTRE DE MARION SARRAUT A MANUEL AESCHLIMANN
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