
Plainte pour faux et usage d'une note des RG présumée falsifiée
Date: 15 December 2006 à 17:39:53 CET Sujet: Logo AFP
REVUE DE PRESSE
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PARIS, 15 déc 2006 (AFP) -
Un chef d'entreprise a déposé plainte mardi au tribunal de Paris pour "faux et usage de faux", estimant qu'une note des Renseignements généraux (RG) falsifiée aurait été utilisée par la mairie d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) dans une campagne de diffamation.
Selon la plainte, après "une campagne de presse (...) lancée à l'encontre de Mayetic et son président, dénonçant leur prétendue affiliation à une secte", la société a connu "de graves difficultés".
Contacté par l'AFP, le maire UMP d'Asnières, Manuel Aeschlimann, a réfuté ces accusations. Il admet avoir eu en main deux notes, mais il ne les a en aucun cas communiquées à la presse, affirme-t-il, précisant: "les deux notes m'ont été fournies par la DCRG après leur parution dans la presse".
La plainte contre X avec constitution de partie civile a été déposée par Bruno de Beauregard, président de l'ex-société de télétravail Mayetic liquidée en décembre 2005, et ex-habitant d'Asnières proche de l'opposition municipale.
La "secte" serait la fondation reconnue d'utilité publique Ostad Elahi, qui promeut les "principes éthiques et sociaux" du philosophe kurde iranien éponyme "sur le concept du spirituel et les droits et devoirs de l'homme", selon un arrêt de la cour d'appel de Versailles.
La Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) a confirmé son caractère non sectaire en octobre, relevant néanmoins un "communautarisme exacerbé".
Plusieurs organes de presse, citant deux notes RG datées des 7 et 29 septembre 2005, avaient publié fin 2005 des articles prétendant que la fondation présentait des dérives sectaires.
Fin avril 2006, la commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) avait déclassifié la note RG datée du 7 septembre 2005.
Dans une lettre de juillet 2006, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy indiquait ensuite que "la DCRG (Direction centrale des renseignements généraux, ndlr) n'a (...) identifié aucune deuxième note" portant sur la fondation Elahi.
Ainsi, déduit le rédacteur de la plainte, la note RG du 7 septembre 2005 "constitue la seule et unique note de ce service concernant la fondation" et cela "conduit à penser que la note de la DCRG du 29 septembre 2005 constitue un faux".
Selon le même document, "la distribution de deux notes par la mairie d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine, ndlr) entre les mains de journalistes est aujourd'hui confirmée par plusieurs organes de la presse" (Le Monde, Marianne, L'Express). Ce que nie, donc le maire d'Asnières, interrogé par l'AFP.
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